Pourquoi dessiner un flow plutôt que le prompter¶
Vous savez déjà faire travailler une IA dans votre éditeur. Vous décrivez une tâche, elle produit quelque chose, vous relisez, vous relancez. Ça marche, et pour beaucoup de travail c'est suffisant. Cette page n'essaie pas de vous en détourner : elle montre ce qu'un flow dessiné fait de plus, et ce qu'il coûte.
La même tâche, deux fois¶
Prenons une tâche banale : ajouter un endpoint à une API, et ne le livrer que s'il est réellement testé.
Vous écrivez la demande, l'agent produit le code et les tests, vous relisez, vous demandez une correction, il corrige. Au bout de trois échanges, c'est bon.
Ce que vous avez à la fin : du code, et votre mémoire de la conversation.
Ce que vous n'avez pas :
- la même chose demain. Relancé, le même prompt donnera un résultat voisin, pas identique. Vous ne pouvez pas le rejouer, seulement le refaire.
- une garantie. Rien n'a empêché la livraison si les tests échouaient — vous avez regardé, et c'est vous qui avez tenu la porte.
- une trace exploitable. Ce qui a été vérifié vit dans un fil de discussion, pas dans un fichier que la CI peut lire.
- un plafond. L'échange aurait pu durer dix tours au lieu de trois. Rien ne l'aurait arrêté.
Vous dessinez trois nodes : un qui cadre la mission, un qui la gouverne, un qui vérifie — et vous posez sur le deuxième une porte qui exige une preuve. Vous les reliez. Vous compilez.
Ce que vous avez à la fin :
- un fichier,
mon-premier.blueprint.json, versionné avec le code. - un mission pack compilé, avec son empreinte
sha256. Deux compilations du même fichier donnent le même pack. - une exigence déclarée, pas une intention. La porte dit ce qu'il faut pour passer ; c'est le runtime qui l'applique, et il refuse. Un commentaire dans un README ne refuse rien.
- des erreurs avant l'exécution. Un contrat qui ne correspond pas est détecté à la validation, pas après avoir payé des jetons pour le découvrir.
Ce que ça coûte : une demi-heure pour comprendre le vocabulaire, un fichier de plus à maintenir, et l'obligation de dire explicitement ce que vous attendiez implicitement.
Le vrai partage¶
Un blueprint n'est pas un meilleur prompt. C'est un objet différent :
| Le prompt | Le blueprint |
|---|---|
| décrit une intention | déclare une structure |
| se relit | se valide |
| se refait | se rejoue |
| échoue quand vous vous en apercevez | échoue à la porte, sans vous |
| n'existe qu'au moment où vous le lancez | se vérifie sans rien lancer |
| vit dans une conversation | vit dans le dépôt |
La question utile n'est donc pas « lequel est le meilleur ? » mais « cette tâche mérite-t-elle d'être rendue reproductible ? ». Pour une exploration, non. Pour ce que votre équipe refera chaque semaine, ou pour ce dont vous devrez prouver le déroulement, oui.
Ce que le graphe ne fait pas¶
Le Studio n'exécute rien. Il valide, il simule, il compile — et c'est tout. L'exécution appartient au runtime, et passe par ses portes.
Ce n'est pas une limite qu'on espère lever un jour : c'est ce qui rend un flow vérifiable avant d'avoir coûté quoi que ce soit. Voir Ce que le graphe fait, et ce qu'il ne fait pas.
Par où commencer¶
-
Un quart d'heure, de
pip installau mission pack compilé. On casse volontairement un contrat en chemin — c'est la façon la plus rapide de comprendre le typage. -
Cinq pages sur ce qui fait la mécanique : l'exécution, les contrats, les canaux, les portes, les sept primitives.
-
Tout ce qu'un blueprint peut contenir : 7 rôles, 30 contrats, 78 patterns, le format du fichier. Rendue depuis les sources.
Devant une toile vide¶
Trois pages répondent aux questions qu’on se pose à ce moment-là :
| La question | La page |
|---|---|
| quels patterns vont ensemble ? | les compositions — 50 assemblages éprouvés, dont 12 posables en un clic |
| à quoi ressemble un flow complet ? | les exemples — les blueprints publiés, avec leur diagramme |
| ce vers quoi ça dérive si on laisse faire ? | les anti-patterns |
Le vocabulaire minimal¶
Cinq mots suffisent pour lire n'importe quel blueprint :
- Un node a un
kind— d'où il vient — et unrole— ce qu'il fait. Les deux sont indépendants. - Un pin est un point de connexion typé : une direction, un contrat.
- Une edge relie deux pins qui portent exactement le même contrat, sur l'un des trois canaux.
- Une porte affirme une précondition et gouverne le passage. Elle ne transforme rien.
- Un pattern est une pratique normée du catalogue, désignée par son id
(
ORC-02,QUA-04).
Pour ouvrir l'atelier sur votre projet, voir Atelier local & blueprints.